Le programme national pour la gestion intégrée des ressources en eau a été adopté par l’Arrêté N°2016-16/MEA/CAB du 09 juin 2016 portant approbation du document du Programme National pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau à l’horizon 2030 (PNGIRE 2016-2030)

Objectif global est de « Contribuer durablement à la satisfaction des besoins en eau douce des usagers et des écosystèmes aquatiques ».

Dix actions sont proposées pour concourir à l’atteinte des résultats du Programme National pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau 2016-2030 :

  1. Police de l’eau ;
  2. Contribution Financière en Matière d’Eau (CFE) ;
  3. Cadre institutionnel et instruments de gestion ;
  4. Renforcement des capacités des agences de l’eau et des autres parties prenantes ;
  5. Système national d’information sur l’eau (SNIEau) ;
  6. Recherche-développement dans le domaine de l’eau ;
  7. Protection des eaux de surface et souterraines contre les pollutions ;
  8. Protection des plans d’eau contre le comblement et les végétaux aquatiques envahissants ;
  9. Intégration des aspects transversaux dans la gestion de l’eau ;
  10. Communication et plaidoyer pour la gestion des ressources en eau.

Le Programme adresse donc des thématiques complémentaires : le renforcement institutionnel de l’Etat et des autres familles d’acteurs, le renforcement des capacités d’action, de l’Etat pour ses fonctions régaliennes et des autres parties prenantes pour la gestion de l’eau, avec les Agences de l’Eau comme acteurs importants du nouveau cadre institutionnel, la connaissance des ressources en eau, de leurs usages, des impacts, des risques, des actions physiques de protection et de restauration des ressources en eau et des ressources connexes, en vue de la durabilité de leur valorisation, la participation effective de toutes les catégories de parties prenantes à une gestion réellement concertée.

Le budget du PNGIRE pour les quinze années est de 69 milliards de francs CFA, dont 22,17% sont à financer par l’Etat et 22,39% par la contribution financière en matière d’eau. Le reste (55,45%) est à rechercher auprès des partenaires techniques et financiers du Burkina Faso.  La part annuelle du budget représente en moyenne 4 milliards de francs, ce qui n’est vraiment pas trop élevé pour soutenir la gestion des ressources en eau qui représente un enjeu fondamental pour tous les secteurs, dans le contexte de la croissance et des impacts défavorables du changement climatique.

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